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Co-responsibility through Time banks, Accorderies or LETS

The benefits of “time” as a resource are multi-fold, and free-of-charge in many cases. By using and taking our time in the everyday, it is possible to achieve many things – greater community, inclusion, or just happier environments in general – as well as to fulfil specific needs. Nevertheless, many people in contemporary Europe regard time differently; it is something that is to be beaten or combatted in a sort of “race against time”.

Concepts such as Time banks, Social centres and LETS (local exchange and trading systems), although each differs from the other, all use time in a resourceful, meaningful way. This reconfiguration of time creates communities that no longer need to rely solely on financial means to survive. Rather, many people, particularly those with financial constraints, are using “time” as a principal resource.

Time is a resource, just like any other “tool” we use to get from point A to point B. The mind, money, physical tools such as cars, computers, ... are all resources, but if not used in conjunction with time, nothing would be accomplished! Then the next question would be : how this resource could be used in a beneficial manner to society.

Eléments essentiels

Échanges bénéfiques pour l'entraide sociale

S’assurer des bénéfices des échanges établis en termes d’entraide sociale, que ces bénéfices soit du domaine du bien-être ou de la couverture de besoins plus prosaïques.

Égalité entre savoirs-faire

Assurer un rapport strictement égalitaire des échanges (1h de temps = 1h de temps, quelle que soit la nature des services rendus), de manière à valoriser pleinement les compétences de chacun.

Multilatéralité des échanges

Veiller à maintenir la multilatéralité au cœur des échanges : l’individu qui a reçu une heure, ne rendra pas une heure à celui qui la lui a donnée mais à un tiers et ainsi de suite. Ceci permet de renforcer les liens de solidarité entre le plus d’individus possibles et de sortir du rapport unilatéral, qui fait du receveur l’obligé du donneur.

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Photo courtesy Michigan Municipal League CC2.0 BY-SA

Les obstacles

Dans de nombreux pays, les gouvernements sont peu enclins à appuyer les échanges en temps, notamment parce qu’ils échappent à toute fiscalité. Le plus souvent, ils ont du mal à reconnaître les avantages sociaux qui en découlent. Dans ces conditions, il importe à toute structure basée sur les échanges de temps de veiller si nécessaire à remplir les précautions suivantes :

Assurance

Souscrire une assurance qui couvre le plus grand spectre d’échanges possibles. Or, dans de nombreux pays, les assurances sont frileuses à cet égard.

Rapports avec le monde professionnel

Veiller à ce que les actions d’entraide soient toujours ponctuelles, non répétitives et de courte durée afin de ne pas être assimilées à des pratiques professionnelles potentiellement soumises à des taxations. Pour la même raison, il faut veiller à ce que les biens, les savoirs ou services échangés ne soient pas le fait de professionnels. Autrement dit un plombier peut fournir des heures de dessin mais pas de travaux de plomberie.

Ces restrictions néanmoins ne valent que pour certains pays, le contre-exemple parfait est le Royaume-Uni, où les assurances couvrent tous les dommages, l’Etat accueille les banques du temps dans ses prisons, écoles et autres institutions et où une loi spécifique défiscalise entièrement leurs activités.

Processus général :

1Une association d’habitants d’un territoire (quartier, commune, collectivité etc.) ou encore un ensemble d’organismes (publics, privés, associatifs) pré-existants se constituent dans un esprit de coresponsabilité entre tous les habitants pour le bien-être de tous (y compris des générations futures). Il s’agit de la création d’une plate-forme multi-acteurs, servant de point de départ et de base à la création d’un cycle de projets, incluant les citoyens.

2Ensemble, ils déterminent, à la lumière de leurs besoins, le type de structure d’échange d’unités de temps qu’ils souhaitent mettre en place (Accorderie, SEL/LETS, Banque du temps). A noter, que celles-ci doivent prendre parti des spécificités de leur territoire (lois existantes, facilités ou obstacles locaux etc.) et les exploiter de manière imaginative.

3Ils se dotent d’un logiciel de comptabilité spécifique et parfois aussi d’un local et si nécessaire, d’un salarié. En l’absence de salarié, les membres peuvent assurer les fonctions de gestion de l’organisation et être payés en temps.

4Si les lois du pays sont favorables (comme en Italie), ils peuvent s’appuyer sur les collectivités locales (publiques ou privées) soit pour rassembler un premier budget de fonctionnement (nécessaire dans le cas des Accorderies par exemple), soit pour obtenir des locaux. Dans ce second cas, et afin d’éviter d’être trop dépendantes des municipalités, il leur est possible de fournir des services en unité temps à la Ville (ex. : prolonger les heures d’ouverture des jardins publics etc.).

5La structure doit rapidement s’assurer d’atteindre un seuil critique de membres afin de rester viable. Cela peut se faire en obligeant les membres à utiliser leurs crédits temps au bout d’un certain temps déterminé à l’avance.

6S’il arrive qu’il y ait des salariés (dans les Accorderies, c’est un impératif), la plupart des structures basées sur l’échange d’unité de temps, œuvrent par l’intermédiaire d’un Conseil d’administration collégial où tous leurs membres ont leur rôle à jouer et où les membres se partagent les tâches de gestion contre une rémunération en temps.

7Les membres du groupe doivent s’accorder aussi sur le type d’échanges qui auront lieu en son sein (échanges de biens et/ou seulement de services) ainsi que sur leurs modalités : échanges stricts ou usages communautaires de biens etc. ou sur l’extension de ceux-ci : échanges entre voisins ou échanges avec des groupes spécifiques en situation de plus grande vulnérabilité (prisonniers, écoliers, mères célibataires etc.)

8Dans ce dernier cas, il lui faut l’appui des autorités du pays (comme au Royaume-Uni ou en Italie). Au Royaume-Uni, il est même possible à des médecins de prescrire des heures d’accompagnement en temps à leurs patients via des partenariats avec les banques du temps.

9Dans le cas d’une extension plus vaste des échanges, la structure doit par ailleurs envisager la possibilité de mettre en place une maison mère avec un ou des salarié(s) et des antennes relais plus petites dans les villes ou villages des alentours.

Inventary/Inventaire

Les accorderies

Les accorderies, nées au Québec et aujourd'hui répandues en France sont basées sur 5 principes et valeurs fondatrices : 1. Une heure donnée = une heure reçue Le principe de fonctionnement de base d’une banque du temps/Accorderie est qu’une heure de service rendu vaut une heure de service reçu, quels que soient la nature, la complexité ou l’effort reliés au service échangé. L’aide ménagère vaut autant que le dépannage informatique, la correction de textes ou des conseils en décoration. L’échange de services repose sur un rapport égalitaire. 2. Le temps comme monnaie d’échange La monnaie d’échange est le temps et non le dollar ou l’euro. Le seul moment où l’argent entre en ligne de compte, c’est lorsqu’il s’agit de rembourser les dépenses liées à un service rendu. Par exemple, c’est à celui/celle qui demande de l’aide pour peindre son logement de fournir la peinture. 3. Équilibre dans les échanges L’adhésion à une banque du temps/Accorderie implique, de la part de chaque adhérent, une obligation morale vis-à-vis du groupe et une aptitude réelle à rendre service. Il est essentiel que chaque Accordeur s’engage à participer aux échanges, par des offres et des demandes, afin de garantir le bon fonctionnement du système. 4. De l’échange et non du bénévolat Dans une Banque du Temps/Accorderie, le seul bénévolat est celui de la participation aux réunions du conseil d’administration. S’impliquer dans un comité de travail ou accomplir une tâche technique pour la Banque du Temp/’Accorderie est considéré comme un service rendu. Chaque adhérent est rémunéré, pour le temps passé, par des heures qu’il pourra utiliser à son tour pour recevoir un autre service. 5. Prise en charge de l’organisme par les membress L’animation et l’organisation des activités d’échange se trouvent sous la responsabilité individuelle et collective de tous les adhérents. Une Banque du Temps/Accorderie ne saurait fonctionner sans la participation des adhérents, contre rémunération en temps bien entendu.

Les accorderies en France:

  • Accorderie de Paris 19ème – ouverte en décembre 2011: 610 Accordeurs, 1857 échanges
  • Accorderie de Paris 14ème – ouverte en avril 2013: 150 Accordeurs, 94 échanges
  • Accorderie de Paris 18ème – ouverte en avril 2013: 110 Accordeurs, 35 échanges
  • Accorderie du Grand Belleville (10ème, 11ème, 20ème) – ouverte en avril 2013: 120 Accordeurs, 34 échanges
  • Accorderie de Chambéry (73) – ouverte en février 2012: 400 Accordeurs, 1547 échanges
  • Accorderie du Diois (26) – ouverte en janvier 2013: 95 Accordeurs, 159 échanges
  • Accorderie de Surgères (17) – en cours d'ouverture
  • Accorderie de Bordeaux (33) – en cours d'ouverture
  • Accorderie de Grenoble (38) – en cours d'ouverture
  • Accorderie d'Ambérieu (01) – en cours d’ouverture

Les Systèmes d'Echanges Locaux (SEL) (LETS en anglais)

Les SEL ou LETS présentent les caractéristiques suivantes :

  • association locale et fermée. Les échanges sont effectués localement et le système de points n’a aucune signification, ni de valeur d’ordre économique en dehors du groupe.
  • association de fait ou de droit. En Wallonie, à Bruxelles et en Flandre, la toute grande majorité des SEL sont établis sous forme d’association de fait.
  • association sans but lucratif. L’argent ne circule pas en son sein à l’exception de frais de gestion couverts par une cotisation annuelle des membres de l’ordre de 2,5 euros à 25 euros. L’association n’a donc pas de caractère commercial.
  • association dotée de structures et de règles internes (circulation des offres et des demandes, statut, règlement d’ordre intérieur, charte,…)
  • association à laquelle les membres adhèrent librement. En pratique, les membres des SEL ou LETS sont des personnes physiques de tous les horizons.
  • association dans laquelle chaque adhérent décide de manière autonome ses propres échanges. Les membres sont totalement libres d’accepter ou de refuser d’accomplir une prestation pour un autre membre (absence de lien de subordination. A défaut, il s’agit d’un contrat de travail). Les membres sont également libres pour déterminer la valeur de l’échange.
  • association au sein de laquelle les adhérents, de manière bénévole et Multilatérale (par opposition à bilatérale à savoir des services qui n’ont lieu qu’entre deux personnes), échangent des biens, des services et des savoirs non professionnels. Les biens, les services et les savoirs offerts ne sont pas professionnels : ils n’appartiennent pas à la sphère de l’activité économique ou professionnelle du membre qui les offre. Il doit donc s’agir d’une entraide cumulant les caractères suivants : ponctuelle, non répétitive et de courte durée.
  • association au sein de laquelle les adhérents valorisent leurs interventions par un système de points sans valeur monétaire enregistrés dans une comptabilité centrale. Chaque SEL ou LETS fixe la valeur d’une prestation laquelle est souvent exprimée en heure. Un système d’enregistrement des omptes est centralisé. Les membres du SEL utilisent des bons d’échange enregistrés au niveau central. Un système d’enregistrement des comptes décentralisé peut aussi exister. Dans ce cas, chaque membre du SEL ou LETS tient sa propre comptabilité sur carnet ou feuilles. Il existe aussi un seuil fixé de points minimal ou maximal évitant ainsi le fait qu’une personne développe par ce biais une activité qui deviendrait régulière.
  • association porteuse d’un projet ‘politique’. Les SELS ou LETS ont diverses ambitions :
    • stimuler la réflexion et la prise de conscience individuelle et collective sur le système économique et le système monétaire ;
    • remettre en cause le règne du profit, de la spéculation et de l’argent roi ;
    • développer l’entraide sociale en favorisant les échanges et la solidarité ;
    • consolider le sentiment d’appartenance à une communauté locale ;
    • organiser des rencontres et ainsi tisser des liens entre les êtres humains.

Les SEL en Belgique: En Wallonie et à Bruxelles, il n’existe pas de structure qui coordonne l’ensemble des SEL. Par contre, en Flandre, il existe une structure ‘coupole’ chargée de coordonner l’ensemble des LETS (Lets Vlaanderen VZW). Il est également à noter que certains SEL reçoivent des subsides des autorités locales ou régionales afin de pouvoir faire face aux frais de gestions liés au SEL ou de faire face aux charges salariales (engagements de coordinateurs). Plus d'informations sur: www.lesel.be et www.letsvlaanderen.be. Les SEL en France: Plus d'informations sur http://selidaire.org

Plus d'infos

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New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts


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