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Co-responsibility in creation of Employment

In the last years, unemployment and precarisation of living and working conditions have dramatically increased in many European countries. In Spain and Greece, more than a quarter of the active population is jobless, and this rate has risen to over 50% with regard to youth unemployment. Current trends in Europe are also highlighting the fact that having a job in itself does not protect a person from poverty. According to Eurostat statistics, more than 8% of employees within the EU are considered as the “working poor”. This situation, to some extent, has resulted from the growing numbers of contracts without job security, either on a part‑time basis or of limited duration. Moreover, in a context characterised by greater inequalities, forcing workers to compete with one another leads to a levelling down of working conditions, with the best‑protected employees ultimately seeing their situation slowly deteriorate.

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Photo courtesy World Bank Photo Collection CC2.0 BY-SA

This kind of competition is particularly visible between those regarded as “insiders” (those benefiting from already stable contracts, usually working in highly productive sectors) and “outsiders” (those recruited on a more flexible basis, often through temporary employment agencies, and mainly working in services or outsourced production activities). The levelling down of working conditions is also linked to de facto competition from undeclared workers.

The conditions imposed on migrants, especially those in irregular or illegal situations, are particularly alarming. Their vulnerable status often forces them to take on underpaid jobs in very poor working conditions, jeopardising their health (handling dangerous chemicals with no protection, long working hours, and so on). This is occuring particularly in sectors where few certified skills are required, such as catering, construction, farm or domestic work.

In this context of the precarisation of living and working conditions, several experiences are proposing different approaches towards improving work. Below are some examples.

Eléments essentiels :

Il ne suffit pas en effet de créer de l’emploi, encore faut-il lui assurer une pérennité et durabilité. Or, cela ne peut être atteint que par deux impératifs : son inscription dans des réseaux d’échanges solidaires et dans un projet de société durable.

La coresponsabilité pour le bien-être de tous sans exclusion ni discrimination (et y compris des générations futures) implique un certain nombre de principes orienteurs de base en matière de création d’emploi :

Coresponsabilité et solidarité

Il est essentiel que le projet soit sous-tendu par des valeurs de coresponsabilité et de coopération solidaire.

Respect de l'environnement et soutenabilité

Le choix de production ou l'activité retenue doit être durable et adaptée à l’environnement (naturel et humain) dans lequel elle s’inscrit. Dans le cas de VIOME par exemple, les ouvriers de l’usine de béton, ont reconverti leur production vers les détergents naturels, en associant à leur travail les producteurs d’huile d’olive locaux en vue de la fabrication de savon.

Propriété collective

La propriété des moyens de production doit être commune et constituer un bien commun.

Gestion collective

Il est exxentiel que la structure légale qui prend en charge ce processus de création d’emplois soit collective (coopérative, association d’une communauté d’habitants, SCOP, entreprise autogérée etc.)

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Photo courtesy Ninja Midia CC2.0 BY-SA

Transparence et coopération

La gestion de la structure est assurée en toute transparence et en coopération (par une assemblée générale par exemple)

Commercialisation équitable et transparente

La production est commercialisée via un marché de clients solidaires (conscients de soutenir une entreprise durable et donc moins prompts à la désaffection d’un produit nouveau, dans les premiers temps de son lancement) mais aussi qu’elle puisse atteindre ces clients à des prix raisonnables et donc directement et sans intermédiaires (par le biais de marchés sans intermédiaires etc.).

Réseau

Il est important que l'activité bénéficie d’un accompagnement et d’un soutien multidimensionnels par des acteurs locaux spécialisés et organisés en réseau.

Processus général :

A partir des trois exemples du Cap Vert, du Portugal et de la Grèce, on peut construire un modèle idéal de référence comme suit :

1Une association des habitants d’une communauté ou d’un quartier est créée dans un esprit de coresponsabilité entre tous les habitants pour le bien-être de tous.

2Face au problème de chômage qui est source de souffrance et de pauvreté, elle constitue un petit fonds de solidarité (à partir de leurs propres moyens ou d’une aide extérieure).

3De commun accord par un débat interne l’association identifie, par ordre de priorité, les personnes qui ont le plus besoin de retrouver un emploi (une ou quelques personnes)

4L’association propose à cette ou ces personnes de reprendre une activité qu’elles savent faire et ont déjà pratiqué dans le passé et l’association achète avec le fonds les moyens dont elles ont besoin pour reprendre cette activité (par exemple une barque et des filets s’il s’agit de pêcheurs, un atelier pour un cordonnier, des instruments de cuisine pour une pâtissière, etc.). Précisons ici que ces moyens et équipements restent la propriété de l’association, de façon à ce que si ces personnes quittent l’activité les moyens restent disponibles pour d’autres.

5Dans un esprit de coresponsabilité tous les habitants aident cette ou ces personnes à réussir dans leur reprise d’activité, notamment en achetant leurs produits ou services quand cela est possible, à un prix juste. Les produits peuvent par exemple être diffusés par le biais d’un réseau de marchés sans intermédiaires (en vente directe) ou encore être intégrés à un réseau d’échanges solidaires par les élus locaux (par exemple par le biais de partenariats)

6Quand cela n’est pas possible localement, cela peut se faire par un accord avec un groupe de consommateurs extérieurs ou un acteur collectif (mairie, cantine scolaire, ONG, etc.) qui s’inscrit également dans un esprit de coresponsabilité

7De même un accompagnement et appui technique en termes de gestion est assuré par l’association, soit en s’appuyant sur quelqu’un qui est capable de l’assurer en interne, soit en faisant appel à quelqu’un d’extérieur.

8Les personnes qui ont bénéficié de ce système reversent une partie de leur revenu à l’association pour réalimenter le fonds de solidarité et permettre la création d’emplois pour d’autres qui ont besoin (précisons ici qu’il ne s’agit pas d’un remboursement comme dans un crédit, mais d’une forme de solidarité réciproque).

9Elles ne sont pas les seules à le faire mais tous les habitants participent à la réalimentation du fonds en fonction de leurs moyens (les plus riches participant plus que les pauvres). Ceci se fait dans un esprit de coresponsabilité.

Conclusion

Tous ces points sont des facteurs de succès importants. Par exemple au Cap Vert le point 7 n’existe pas vraiment et cela conduit à beaucoup d’échecs par insuffisances dans la bonne gestion. A Caxias au Portugal le point 1 n’existe pas vraiment et cela limite les possibilités de développement. Dans les deux cas le point 9 n’existe pas vraiment et cela peut créer un certain maintien des bénéficiaires dans la dépendance et la différentiation sociale, si eux seuls sont responsables de la reproduction du fonds. Mais même sans ces points les deux exemples existants (Cap Vert et Caxias) parviennent à remporter un grand succès. Par exemple l’association à Caxias en est, après 2 ans de réalisation à plus de 35 emplois créés avec un fonds de solidarité de 20000 euros. Dans le cas de l’entreprise autogérée grecque Viome, les employés espèrent avoir quadruplé d’ici peu de temps le nombre d’ouvriers qu’employait initialement l’usine (75).

Inventary/Inventaire

Les emplois créés par des associations communautaires de développement au Cap Vert COMPLETER __Les emplois créés par l’association Caxias au Portugal COMPLETER

Reference models/modèles de référence

A partir des exemples précités au Cap Vert et au Portugal on peut construire un modèle idéal de référence comme suit :

  1. Une association des habitants d’une communauté ou d’un quartier est créée dans un esprit de coresponsabilité entre tous les habitants pour le bien-être de tous.
  2. Face au problème de chômage qui est source de souffrance et de pauvreté, elle constitue un petit fonds de solidarité (à partir de leurs propres moyens ou d’une aide extérieure).
  3. De commun accord par un débat interne l’association identifie, par ordre de priorité, les personnes qui ont le plus besoin de retrouver un emploi (une ou quelques personnes)
  4. L’association propose à cette ou ces personnes de reprendre une activité qu’elle sait faire et a déjà pratiqué dans le passé et l’association achète avec le fonds les moyens dont elles ont besoin pour reprendre cette activité (par exemple une barque et des filets s’il s’agit de pêcheurs, un atelier pour un cordonnier, des instruments de cuisine pour une pâtissière, etc.). Précisons ici que ces moyens et équipements restent la propriété de l’association, de façon à ce que si ces personnes quittent l’activité les moyens restent disponibles pour d’autres.
  5. Dans un esprit de coresponsabilité tous les habitants aident cette ou ces personnes à réussir dans leur reprise d’activité, notamment en achetant leurs produits ou services quand cela est possible, à un prix juste.
  6. Quand cela n’est pas possible localement cela peut se faire avec un accord avec un groupe de consommateurs extérieurs ou un acteur collectif (mairie, cantine scolaire, ONG, etc.) qui s’inscrit également dans un esprit de coresponsabilité
  7. De même un accompagnement et appui technique en termes de gestion est assuré par l’association, soit en s’appuyant sur quelqu’un qui est capable de l’assurer en interne, soit en faisant appel à quelqu’un d’extérieur.
  8. Les personnes qui ont bénéficié de ce système reversent une partie de leur revenu à l’association pour réalimenter le fonds de solidarité et permettre la création d’emplois pour d’autres qui ont besoin (précisons ici qu’il ne s’agit pas d’un remboursement comme dans un crédit, mais d’une forme de solidarité réciproque).
  9. Elles ne sont pas les seules à le faire mais tous les habitants participent à la réalimentation du fonds en fonction de leurs moyens (les plus riches participant plus que les pauvres). Ceci se fait dans un esprit de coresponsabilité.

Tous ces points sont des facteurs de succès importants. Par exemple au Cap Vert le point 7 n’existe pas vraiment et cela conduit à beaucoup d’échecs par insuffisances dans la bonne gestion. A Caxias au Portugal le point 1 n’existe pas vraiment et cela limite les possibilités de développement. Dans les deux cas le point 9 n’existe pas vraiment et cela peut créer un certain maintien des bénéficiaires dans la dépendance et la différentiation sociale, si eux seuls sont responsables de la reproduction du fonds. Mais même sans ces points les deux exemples existants (Cap Vert et Caxias) parviennent à remporter un grand succès. Par exemple l’association à Caxias en est, après 2 ans de réalisation à plus de 35 emplois créés avec un fonds de solidarité de 20000 euros.

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts


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